Yennega, l'archétype du féminisme africain.
Yennega, l'archétype du féminisme africain.Yennega, l'archétype du féminisme africain.

Yennega, la svelte était une princesse légendaire, la mère de la nation mossi. Elle était brave, indépendante, intrépide. Elle était l'archétype du féminisme africain. Yennega nait à Gambaga dans le nord de l'actuel Ghana au XIIeme siècle. Son père Nedega était un roi puissant, et gouvernait avec équité un royaume prospère.

Elle était l'ainée des filles. Nedega avait un amour infini pour elles, mais rêvait d'un fils pour le seconder et plus tard lui succéder. Yennega grandit entourée de l'amour de ses parents et de ses soeurs. La reine Nopoka, sa mère les initiait aux activités assignées aux filles. Mais elle avait une autre passion que les travaux domestiques.

Yennaga aimait les animaux en particulier les chevaux. Le matin elle les regardait partir au galop, le soir guettait leurs retour. Ils la fascinait, elle rêvait de connaitre l'ivresse de la vitesse sur le dos de cet animal majestueux. Elle en prenait soin, fabriquait des remèdes traditionnels pour eux. Mais les chevaux étaient réserver aux hommes. Comment allait-elle transgresser les traditions, et les règles établies.

Yennega a dû probablement se poser la question de comment convaincre son père, qu'elle était une femme et qu'elle était aussi capable que les hommes. Le courage n'est pas une question de sexe, mais de volonté, de motivation, et de maturité. Yennaga était sûre, elle voulait monter à cheval, aller à la chasse, protéger les siens des razzias fréquents des malinkés.

c'est là que l'histoire de cette jeune fille hors du commun se révèle être intéressante. On remarque tout au long du récit que Yennega ne rentre pas la confrontation. Elle est focalisée sur la façon d'arriver à son but. Elle ne renia pas sa féminité, elle fut son initiation comme les autres jeune filles de son âge. Elle ne rejette pas les traditions, elle apprit le secret de fabrication de remèdes par sa grand-mère, et l'art d'être une femme.

Elle demanda à accompagner son père dans ses promenades à cheval en premier lieu, elle se révéla bonne cavalière. Elle voulu ensuite à apprendre le tir-a-l'arc. Enfin, à participer aux parties de chasse de son père, où elle se montra remarquable. La suite ne fut pas difficile, Yennega intégra l'armée, comme une évidence. Elle devint indispensable, au grand désespoir de sa mère. Son père l'entraina à l'art de la guerre, et aux stratégies, militaires, et la nomma cheffe des armés.

Sur son cheval rien ne la distinguait des autres. Cavalière hors paire, elle maniait les armes comme personne. Elle était farouche et redoutable sur le champs de bataille. Elle était la plus fidèle conseillère de son père. Nedega avait mit ses espoirs de succession sur sa fille. Elle était devenue indispensable. Il faut saluer aussi l'ouverture d'esprit des hommes, qui reconnaissaient ses capacités et acceptaient d'être sous les ordres d'une femme.

Elle était cheffe de l'armé la plus prospère de la région. Elle était belle, mince, et élancée. Touts les princes alentour voulaient l'épouser. Elle voulait aussi se marier, avoir des enfants. Elle posa la question à son père, qui lui dit que rien ne pressait. Son père ne trouvait aucun de ses prétendants dignes d'elle. Elle fut savoir son mécontentement à son père, de façon métaphorique, sans entrer dans le conflit. Elle fut pousser un champs de gombo dont elle s'occupa jusqu'à maturité, mais les laissa pourrir sur pied. Quand son père outré de son irresponsabilité le lui fut remarquer. Elle lui lâcha que si ''un fruit mûr n'est pas cueilli, il durci, ou pourri sur l'arbre.'' Pour signifier à Yennega qui était le chef, il l'enferma, mais Yennega s'en échappa.

On se rends que le père accepte, de profiter des qualités extraordinaires, de sa fille, mais cherche à la contrôler. Elle s'enfuit, ce n'est pas par lâcheté, ou par peur d'affronter son père. Elle comprends les rêves de son père, mais refuse de les endossés. Suivre son rêve ce n'est faire plier les autres, mais se concentrer sur ce qui peut rendre le possible. Partir était la solution, s'imposer aurait était une perte de temps et d'énergie. Partir c'est faire passer sa vie, ses passions, avant l'envie de faire accepter son point de vue aux autres. Elle ne se voyait pas en successeur, mais en fondatrice.

Contrairement aux mythes des héroïnes occidentales, les héroïnes africaines, ne sont pas des princesses fragiles et apeurées qui attendent d'être sauvées. L'homme ne fait pas le destin d'une femme. L'homme est un partenaire, un complément. Les africaines n'attendent pas qu'on les nourrissent, et les entretiennent. C'est une femme originellement indépendante.

Dans la forêt elle rencontra Riale. un chasseur malinké. Il pensait d'abord avoir à faire à un homme, quand il découvrit que c'était une femme, il fut impressionné par son histoire, sa personnalité. Elle vint à lui en être humain, non en femme. Il était séduit par son esprit et son indépendance. Elle aimait sa cordialité et son charme, non sa capacité à la nourrir. Il était chasseur, elle avait appris chasser avec son père. Elle lui a apprit l'art du maniement des armes.

Quand leur fils fut en âge de voyager, ils envoyèrent voir son père. Elle prit la décision des premiers pas de la réconciliation. Elle ne s'arrêta pas à la peur du rejet, ou de la vengeance. Pour autant Yennega ne renonça pas à sa liberté, et ne se soumit pas au désir du père de la voir un jour diriger la tête du royaume. Elle fonda avec son mari, son propre village, l'embryon de ce qui sera le royaume mossi, l'un des plus remarquables royaume d'Afrique pré-colonial.

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