intérieur de signares

intérieur de signares

Signares avec leurs esclaves, l'île de Gorée, musée la compagnie des indes

Signares avec leurs esclaves, l'île de Gorée, musée la compagnie des indes

Signares, Abbé Boilat, Sénégal 1853

Signares, Abbé Boilat, Sénégal 1853

Bal des signares Saint Louis gravure 1890, Sénégal

Bal des signares Saint Louis gravure 1890, Sénégal

La maison des esclaves construite par Nicolas Pépin
La maison des esclaves construite par Nicolas Pépin

La maison des esclaves construite par Nicolas Pépin

 Anna Colas Pepin  et sa fille, avec François d'Orléans.
 Anna Colas Pepin  et sa fille, avec François d'Orléans.

Anna Colas Pepin et sa fille, avec François d'Orléans.

Mary de St Jean fille de Anna Colas Pépin

Mary de St Jean fille de Anna Colas Pépin

François d'Orléans, prince de joinville

François d'Orléans, prince de joinville

Stanislas de Boufflers

Stanislas de Boufflers

Le mot Signare est une déformation africaine du mot portugais, Senhora, qui veut dire dame. Ce mot désignait au XVème des femmes africaines principalement des Wolofs et des Lébous qui vivaient en concubinage avec des hommes blancs. Une femme devenait Signare dès lors qu'elle se mettait en ménage avec un blanc. Il y' avait des Signares métisses et noires. c'était un qualificatif de rang, non de couleur. C'étaient des femmes fatales sensuelles, et de redoutables femmes d'affaires.

Ces blancs portugais étaient des ``Lançados´´(au début), et des juifs fuyant la conversion forcée au catholicisme venus dans les sillages des navigateurs portugais. Ils était établis sur les comptoirs portugais entre le Sénégal et le Cap des Palmes. Ces unions permettaient à des hommes seuls de recréer un foyer, et à des femmes, souvent pauvres une aisance économique, et une certaine notoriété. C'était le plus souvent des commerçantes qui avec le temps formèrent une communauté, composée de noires et de métisses.

Quand la France et l'Angleterre entrèrent en guerre contre les rois africains au XVIIIème siècle, les Signares partirent s'installer loin des zones des conflits, vers l'île de Gorée, et St-louis. En ce début de XVIIIème siècle, la mode était au mariage temporaire, un contrat en fonction de la durée de séjours du mari. Elles devenaient des épouses coloniales. Il arrivait parfois qu'une femme se maria successivement avec 4 ou 5 hommes occupants le même poste. On les appelait les femmes de l'emploi. Il y avait un avantage immédiat à ce type d'union, chaque mari laissait à la femme de l'argent et parfois des esclaves à son départ.

Mais ces mariages ne représentaient que 15 % des unions. Des enfants issus de ces mélanges (80% ) faisait des mariages endogamiques. Le choix se faisait dans le cercle social, pour fructifier le capital accumulé de mère en fille. Elles n'acceptaient plus que des maris issus de l'aristocratie, et de la bourgeoisie française et anglaise. Ce qui explique la grande influence des Signares.

Elles pouvaient défaire des décrets qui n'arrangeaient pas leur affaires, Solliciter protection contre le racismes blancs, et le rejet des noirs qui les appelaient les bâtards portugais, en faisait jouer leurs parentés jusque dans les cours royales. Ces femmes étaient parfois de l'aristocratie locale. On raconte que la nièce de Ndate Yalla, la reine du royaume du Waalo était une Signare. C'étaient des femmes influentes, femmes d'affaires rusées, à la beauté envoutante, elles faisaient la pluie et le beau temps de l'empire colonial au Sénégal.

Les plus célèbres parmi eux, est sans doute Anne Pépin, la maîtresse de Stanislas de Boufflers, ou chevalier de Boufflers. C'était le filleul de Stanislas Ièr, roi de Pologne, beau-père de louis XV. Nicolas Pépin son frère était à l'origine de la construction de la maison des esclaves ( qui n'a jamais abritée d'esclaves de traite ). La fille de Nicolas, Anna Colas pépin et sa fille Mary de St Jean figurent sur le célèbre tableau représentant François d'Orléans lors de sa visite à Gorée, ( dont le titre est: Le prince de Joinville en visite à Gorée, assiste à une danse indigène ( Il se trouve au château de Versailles ). L'abbé Pierre Boilat 1814-1901 avec L'abbé Fridoil 1815-1852, étaient les premiers prêtres indigènes du Sénégal. Fridoil était le curée de Gorée.

Ref: Peter Mar Portuguese Style and luso-african idendentity ,Préconial Senegabia

Ablaye Camara Signare de la réalité à la représentation

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