Ahosi, les femmes soldats du Dahomey
 Ahosi, les femmes soldats du Dahomey
 Ahosi, les femmes soldats du Dahomey
 Ahosi, les femmes soldats du Dahomey

Les Ahosis, ou Minos était un régiment militaire de femmes du peuple Fon. Elles constituaient l'armé du royaume du Dahomey, l'actuel Bénin. Ahosi veut dire en langue Fon épouse du roi, et Minos nos mère. La nécessité de faire face à la violence qui fut irruption en Afrique, avec l'arrivée des arabes et des européens, avec des codes militaires et d'honneurs différents, l'Afrique était obligée changer sa façon de faire la guerre. Celles que les européens appelaient amazones étaient formé à combattre et à tuer. On leurs inculquaient une attitude agressive et féroce. C'était des combattantes à la réputation de sanguinaires sur le champs de bataille, sans pitié avec leurs prisonniers de guerre.

Elles avaient leurs propres uniformes, formées en unité, elle savaient se battre avec des fusils, des machettes, le corps à corps et avec leurs propres dents. Dès 1729 les européens signalent leurs existences et les guerres qui les opposaient au peuple Ashanti. Initialement s'était une garde royale d'élite. Elle avait un statut semi sacré. Elles étaient célibataires, guerrières, et épouses du roi. Elles étaient fières de leur morphologie endurcies aux pratiques d'art martiaux. disciplinées, hautement compétentes et qualifiées . Pendant des siècles elles se sont forgées une réputation d'adversaires indéfectibles et impitoyables. En 1890 elle représentait 30% des effectifs de l'armé du Dahomey.

L'enlisement européen en Afrique de l'ouest s'est intensifié vers la fin du 19ème siècle, en 1890 Béhanzin les employait aux cotés des soldats masculins pour combattre les forces françaises. Pendant la première guerre franco-dahoméeenne, la France a perdue plusieurs batailles à cause de leurs habiletés en tactiques de guerre

Les minos du Dahomey sont la seule armée exclusivement féminine officielle ayant combattu en première ligne en une unité militaire de toute l'histoire moderne. Elles ont été à juste titre redoutées dans toute l'Afrique de l'ouest y compris par les colons, pendants 250 ans.

Seh dong hong beh était une figure majeur, une grande leader des ahosis en 1851 elle dirigea une armée de 6000 femmes contre la forteresse Egba d'Abeokuta, les minos armées de machettes de lances, d'épées, et d'arcs, elles ont tenu tête aux Egba armés par les européens de canon, seulement 1200 survécurent au combat qui a duré longtemps.

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