CULTURE - WOLE SOYINKA : 10 choses que vous ne saviez pas sur Wole Soyinka

Sa chevelure hirsute faite de cheveux blancs, sa petite barbe et ses lunettes sont connues partout dans le monde. Il faut dire que Wole Soyinka ne laisse personne indifférent. Entre ses œuvres littéraires et son activisme politique, le premier prix Nobel africain est un personnage.

  • Il est le cousin de Fela Kuti

La mère de Wole Soyinka est la sœur d’Israël Oludotun Ransome-Kuti, le père du célébrissime créateur de l’afrobeat, FelaKuti. Wole Soyinka a même partagé avec son cousin un appartement qu’ils avaient nommé « The Commonwealth ».

  • Il a participé à la création de la première fraternité d’étudiants au Nigéria

Au cours de son cursus en littérature anglaise et grecque et en histoire occidentale à l’Université d’Ibadan, Wole Soyinka a participé à la création de la toute première fraternité universitaire nigériane. Le Nigérian, ainsi que six de ses amis, ont appelé cette fraternité ‘’Pyrates’’ en hommage au roman « l’île au Trésor » de Stevenson.

  • Au Nigéria, il est plus perçu comme activiste politique que comme écrivain

Avant de devenir célèbre, Wole Soyinka a été arrêté plusieurs fois pour activisme politique. Il sera même emprisonné, en 1964, après avoir été accusé de contester les résultats des élections dans ses émissions à la radio. En 1971, il part volontairement en exil en signe de protestation contre les gouvernants nigérians en place. Au Nigéria, il est avant tout une icône de l’activisme politique.

  • Il a écrit un livre entier sur du tissu

Alors qu’il était en prison pour activisme politique, Wole Soyinka a rédigé un recueil de poèmes entier, intitulé ‘’Poems from Prison’’ sur du tissu.

  • Il a refusé de se battre pour l’armée britannique

En 1954, Wole Soyinka part étudier l’art à l’université de Leeds en Angleterre. Pendant son cursus, il s’inscrit pour le service militaire, mais lorsque l’armée anglaise l’envoie en Egypte pendant la crise du canal de Suez, il refuse d’aller se battre pour la reine. Il manquera de peu la cour martiale.

  • Il a été maçon en Hollande

Pendant ses vacances d’été en 1955, le jeune Wole Soyinka travaille pendant quelques semaines comme maçon à Nieuwerkerk. Il excelle tellement dans son nouveau hobby qu’il pense sérieusement à abandonner ses études d’art pour un diplôme de maçonnerie.

  • Il était le maitre de cérémonie au Bal célébrant l’indépendance du Nigéria

Wole Soyinka avait dirigé, en 1960, la cérémonie célébrant l’indépendance du Nigéria. A cette occasion il s’était même fait remarquer en chassant littéralement de la scène un chanteur qui ennuyait profondément le public.

  • Wole Soyinka adore la chasse

Wole Soyinka est un véritable amateur de chasse. Il avait l’habitude, dans ses jeunes années, de traverser les forêts nigérianes pour assouvir sa passion. D’ailleurs, le chapeau qu’il portait lors de la réception de son prix Nobel est en fait son chapeau de chasse.

  • Si beaucoup le décrivent comme un athée, Wole Soyinka croie aux divinités africaines

Il déclare, lors d’une interview : « Je suis un disciple d’Ogun, le Dieu Yoruba de la parole, du fer, du conflit et de la guerre ».

  • Wole Soyinka a fait de la musique

A un moment de sa vie, Wole Soyinka a envisagé de devenir musicien, comme son cousin Fela.

D’ailleurs, le hit « Taxi Driver » du chanteur nigérian Bobby Benson est tiré d’une composition de Wole Soyinka intitulée « If u marry the taxi driver, I don’t care ».

ecceafrica

Tags

education

culture

Retour à l'accueil