L'africain n'existe pas, la question de l'identité en Afrique

Pour 90% des africains interrogés sur la crise identitaire en Afrique, pensent que l'identité n'est pas le problème, mais le prétexte. Les manipulations des uns et des autres exacerbent les sensibilités ethnies. La minorité qui règne sur la majorité, des chefs d'états qui favorisent leurs ethnies ou leurs parents, la mauvaise gouvernance, les puissances mondiales, l'Afrique victime de ses richesses.

Qu'est ce que l'identité? Pour Doumbie Fakoly, ( rassemblement pour la réhabilitations de la religion africaine) l'ensemble d'attitudes, de comportements en activité définis par la vision du monde, vient de l'identité que le peuple découvre en son créateur, ce que Dieu attend d'eux, dans leur comportements, ce qu'il attend qu'ils fassent pour lui. L'ensemble de ses attitudes et comportements définissent l'identité, qui est constituée de 3 éléments essentiels, qui sont le nom, les traditions, et la langue.

Le nom nous fait entrer dans la vie.

Tout a un nom, le nom nous fait entrer dans la vie, c'est aussi un réceptacle de la mémoire collective d'un peuple, et cela est véhiculé par une langue. L'identité est en rapport avec la vision du monde d'un peuple, elle le définit, oriente la politique, la sociologie, l'économie, la culture. La culture africaine est profondément humaniste, l'économie est au service de la société, et non le contraire.

La tradition est l'héritage par le quel un peuple se perpétue. C'est ce qui nous différencie des autres.

La langue nous permet de trouver des mots à mettre sur une réalité vécue, c'est un moyen d'expression, de sensibilité, de conscience d'un peuple. Le nom nous fait entrer dans l'existence et la langue nous permet de l'exprimer dans le cadre d'une tradition. La tradition est l'héritage par le quel un peuple se perpétue. C'est ce qui nous différencie des autres.

Un nom étranger nous sépare d'une grande partie de notre histoire.

Quand on porte un nom étranger, on change de patrie, on connait mieux la vie et l'histoire du nom que l'on porte. Un nom étranger nous sépare d'une grande partie de notre histoire. L'africain fait ses rites de naissances, de mariages, de baptême, et de mort, dans des rites étrangers, dans des langues étrangères, donc l'africain n'existe pas.

Si les africains veulent jouer un rôle fondamentale important, être des acteurs actifs, et autonomes dans la gouvernances du monde, il faut qu'il se reconnectent à leurs valeurs ancestrale,

Selon Doumbi Fakoly la véritable identité africaine ne réside pas dans une entité diluée, où on l'a mit de force, par conversion, ou par voie d'autorité parentale. Si les africains veulent jouer un rôle fondamentale important, être des acteurs actifs, et autonomes dans la gouvernances du monde, il faut qu'il se reconnectent à leurs valeurs ancestrale, qu'ils montre leurs différences, mais qu'ils veulent aller à la rencontre des autres pour construire un monde meilleur. C'est seulement à ce prix là que l'africain peut exister, et pourras sortir du trouble dans le quel il se trouve.

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