Les noirs d'Iran
Les noirs d'Iran
Les noirs d'Iran
Les noirs d'Iran
Les noirs d'Iran

La plus part des iraniens ignorent l'existence des noirs en Iran. La diversité se limite aux groupes ethnolinguistiques, les Perses, les Azeris les Baloutches, Gilakis. Ils ne sont pas présents dans la culture iranienne, et dans les médias. L'Iran est partagé entre son refus de reconnaitre avoir pratiqué l'esclavage, le soucis de préservé le mythe du parfait aryen, et la grandeur de sa civilisation. Reconnaitre l'antériorité des noirs sur les Perses sur le territoire iranien, et l'esclavage soulèveraient forcement la question du mélange des races, et l'apport culturel qui en découle.

Certains afro iraniens sont des descendants d'esclaves, pour la plupart achetés en Afrique par des négriers arabes. Mais les noirs de l'Iran ne sont pas tous venus par le biais de l'esclavage. Certains étaient des marins africains venus travailler dans les pays du golf. Il y' a aussi une population noire moins connue cela, descendante des anciens habitants de l'empire Elamite, aussi appelées ethiopiens. Après l'occupation de la région par les perses, ils se seraient retrouver dans l'armée. Selon Hérodote, qui dit les avoir vu de ses propres yeux, ils constituaient 50% de l'armé perse. Dans son livre "Les élites africaines en Inde" Kenneth X. Robbins, en fait une race de seigneurs de la région bien avant l'esclavage."Kebra Nagast" relate dans son livre l'histoire des dynasties de l'empire Aksoumites, dit que leur empire s'étendait jusqu'en Inde. L'historien Strabon (environ 64 avant J.C) soutient aussi que la population persane était en partie noire.

Les noirs d'Iran
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Même si les iraniens rejettent l'idée d'avoir pratiqué l'esclavage, il est très difficile d'imaginer que dans l'empire musulman, l'Iran ai pu être une exception. Certains afro iraniens sont des descendants d'esclaves. Les femmes noires était particulièrement prisée en Iran. Elles servaient de concubines ou domestiques dans de familles riches. L'esclavage fut abolie en 1848. Après leur émancipation, ils se dispersèrent dans tout l'Iran, beaucoup s'installèrent dans les régions du sud. Suivant les régions où ils se sont installés, ils se sont mélangés avec la population blanche, comme la région de Bandar Abass qui a une forte concentration de noirs, les mariages interraciaux sont des pratiques courantes.

Dans la province de Sitan-Baluchestan la communauté afro iranien fonctionne selon un système de caste assez rigide, on y trouve notamment les Durzadehs qui se considèrent comme de nobles notables, de caste supérieure, parce qu'ils n'ont jamais été réduits en esclavage comme ceux qu'ils appellent Ghulams, et Nukars descendants d'esclaves. Les mariages entre eux sont totalement interdits

Les noirs d'Iran

Les afro iraniens parlent Persan, pratiquent l'islam chiite, comme partout en Iran, mais ils ont gardé une tradition spirituelle africaine, le Zar. Un adorcisme syncrétique, la possession thérapeutique, une forme de vaudou. Le Zar est un rite qu'on retrouve au Soudan en Egypte et partout en Afrique. Le Zar ressemble curieusement aux pratiques soufies. L'apport musical des afro descendants est indéniablement marqué dans la musique Bandari aux sonorités, qui puisent ses racines dans la Gowati.

Mais en dépit de la popularité de cette musique, les afro descendants sont très peu représentés dans la culture iranienne. Cela est dû au fait que l'Iran reste profondément attaché au mythe aryen, l'histoire a donc blanchi tout le peuple iranien, et le fait que l'Iran nie avoir pratiquer l'esclavage. Le manque de présence dans les médias renforce l'idée de beaucoup d'iraniens que les noirs n'existent pas.

Le personnage folklorique de Haji Firuz

Le personnage folklorique de Haji Firuz

C'est un fait raciste que de les ignorés, pour maintenir le mythe aryen. Dans le nord de l'Iran ils les croit étrangers. La figure de Haji Firuz, cet espèce de père noël qui apparait au nouvel an iranien, est un autre folklore raciste, ou un blanc se peint le visage en noir, porte des vêtements criards, joue de la musique dans les rues. Parmi des afro iraniens célèbres on connait Mahrab Shahrokhi le défenseur de l'équipe de foot iranien de 1963 à 1974. Le musicien Saeed Shanbezadeh, qui dit que ses ancêtre viennent de Zanzibar, un fief de l'esclavage arabe, et les fameuses jumelles actrices américaines, Malika ,et Khadijah Haqq originaires d'Iran.

Sources:

Behnaz Mirzai, Afro-Iranian Lives, 2008.

Behnaz Mirzai, “Emancipation and its Legacy in Iran: An Overview.” Cultural Interactions Created by the Slave Trade in the Arab-Muslim World. Paris: UNESCO, 2008.

Niambi Cacchioli, “Fugitive Slaves, Asylum and Manumission in Iran (1851-1913).” Cultural Interactions Created by the Slave Trade in the Arab-Muslim World. Paris: UNESCO, 2008.

Thomas Ricks, “Slaves and Slave Traders in the Persian Gulf, 18th and 19th centuries: An Assessment.” Slavery and Abolition IX (3): 60-70.

Les jumelles Haqq, le chanteur Saeed Shanbezadeh, le footballeur Mahrah Shahrokhi
Les jumelles Haqq, le chanteur Saeed Shanbezadeh, le footballeur Mahrah Shahrokhi
Les jumelles Haqq, le chanteur Saeed Shanbezadeh, le footballeur Mahrah Shahrokhi

Les jumelles Haqq, le chanteur Saeed Shanbezadeh, le footballeur Mahrah Shahrokhi

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