Après le Nigeria, le Brésil est le deuxième pays au monde le plus peuplé d'Africains.Après le Nigeria, le Brésil est le deuxième pays au monde le plus peuplé d'Africains.

On estime à 5,5 millions d'africains capturés, transportés au Brésil au cours de l'holocauste africain, soit 40% des esclaves razziés. Bien que le commerce des esclaves ait été officiellement interdit au Brésil en 1831, des dizaines de milliers d'esclaves ont été enlevés et déportés au cours des 50 années qui suivirent l'abolition de l'esclavage. Le 13 mai 1888, le Brésil est la dernière nation de l'hémisphère occidental à abolir l'esclavage. Après le Nigeria, le Brésil est le deuxième pays au monde le plus peuplé d'Africains. Ainsi, le Brésil est le premier pays au monde hors d'Afrique ayant la plus grande population d'origine africaine. De plus en plus, nombre d'Afro-brésiliens se réconcilient avec leur passé.

LE BRÉSIL ET L'AFRIQUE

« "Histoire générale de l'Afrique", c'est un ouvrage autant qu'un projet politique. Les pères fondateurs de l'OUA souhaitaient une discipline enseignée de la même manière sur tout le continent. C'était il y a cinquante ans, mais le chemin est encore long.

[…] L'idée de doter l'Afrique d'une histoire commune conçue par les Africains et enseignée partout remonte à 1964, juste un an après la création de l'Organisation de l'unité africaine (OUA). Les dirigeants africains, soucieux de favoriser la connaissance mutuelle de leurs différents peuples et de sortir d'une vision du continent héritée de la colonisation, décidèrent de remettre les choses à plat. C'est ainsi que naquit le projet de rédaction d'une histoire générale de l'Afrique, dont la réalisation fut confiée à l'Unesco.

[…] La vocation de ce travail accompli par l'Unesco était de "servir de base à un renouveau complet de l'enseignement de l'histoire en Afrique". Mais la mise en valeur pédagogique du produit n'a pas suivi. Pis, il n'est pas suffisamment connu du public.

Le Brésil est le seul pays où "Histoire générale de l'Afrique" est utilisé comme outil pédagogique à tous les niveaux. En 2003, compte tenu de l'existence d'une importante communauté brésilienne d'ascendance africaine, le président de l'époque, Lula da Silva, avait fait voter une loi rendant obligatoire cet enseignement. La traduction portugaise de l'ouvrage a été financée par Brasília. En Afrique, seuls le Ghana, le Bénin, le Kenya, l'Ouganda, la Tanzanie et l'Afrique du Sud ont Histoire générale de l'Afrique dans leurs bibliothèques nationales et universitaires. »


Tshitenge Lubabu, "L'Histoire générale de l'Afrique, un rêve un peu fou".

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