Dorothy Counts la première noire dans une école ségrégationniste

Dorothy Counts, (Charlotte, Caroline du nord) était la première noire en Amérique à mettre les pieds dans une école ségrégationniste, totalement blanche. Elle fut si mal traitée, qu'elle dû quitter l'école après 4 jours. Elle fut victime d'intimidation, de jet de pierres. Le harcèlement commença quand la femme de John Z. Warlick, chef du Conseil des citoyens Blancs, exhorta les garçons à l'exclure, aux filles à lui cracher dessus. Elle avait résumé la situation en ces termes "je marchais sans réagir, aux crachats sur mon dos et aux jets de pierres qui atterrissaient à mes pieds." La photo de Dorothy Counts au milieu d'une foule hostile cherchant à l'intimider le premier jour d'école fut immortaliser par Douglas Martin. Elle remporta le prix world press photo of the year en 1957.

Le lendemain, la foule était encore plus déchainée, déterminée à décourager la jeune fille. Les élèves lui jetaient les déchets directement en pleine figure, devant les adultes et le corps enseignant qui ne réagissaient pas. Entre menaces téléphoniques et harcèlements, ses parents craignant pour sa vie décidèrent de la retiré du lycée. «C'est avec compassion pour notre patrie et par amour pour notre fille Dorothy, que nous la retirons du lycée Harding. Tant que nous sentions qu'elle pouvait être protégée contre les blessures corporelles, et les insultes inscrits sur les murs de l'école et sur le campus, nous étions prêts à satisfaire son désir d'étudier à Harding.»

Pour éloigner la jeune fille de ce cauchemar la famille déménagea en Pennsylvanie, elle intégra une école à Philadelphie. Après un diplôme à l'université de Johnson C. Smith elle fut une carrière dans la protection de l'enfance.

le lycée Harding lui décerna un diplôme honorifique en 2008. L'un des lycéens qui l'avaient harcelé en 1957 lui présentera des excuses publiques en 2010. La bibliothèque du lycée qui n'avait pas voulu d'elle fut rebaptisée bibliothèque Dorothy Counts Scoggins en 2008. On se souviendra d'elle comme une jeune fille courageuse, désireuse, s'instruire, qui avait arraché son droit, et fut du savoir une arme. Qui se souvient, de ses agresseurs? personne, son parcours extraordinaire est le seul fait qui garde ces racistes encore dans l'histoire.

Références

Wallenstein Newsletter of the Society for the History of Children and Youth.

The Emergence Of Diversity: African Americans.

« Where are they now?: Dorothy Counts » [archive],‎ août 2010

Tommy Tomlinson, « Portraits of pride, prejudice: students see themselves through history's lens », The Charlotte Observer,‎ 2 septembre 2007

Graduation March for Dorothy Counts », WBTV,‎ 13 juin 2008 (lire en ligne [archive]

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