Esclavage en Egypte Noire antique n'est qu'un mythe biblique

Durant des siècles, les récits bibliques ont servi de références à bon nombre d'égyptologues qui cherchaient à démontrer la présence d'esclaves qui seraient à l'origine de la construction des pyramides et des temples en Égypte Antique. Nous savons maintenant qu'il n'en est rien, de nombreuses fouilles archéologiques ont levé le voile et ont permis de faire toute la vérité sur ce mythe. La construction des pyramides a pris fin entre la III et VI dynastie (2686-2181 av. J.-C.). La fameuse pyramide de Gizeh fut construite pour le pharaon Kufu en 2550 av. notre ère, alors que les hébreux n'immigrèrent au pays des Pharaons noirs, que bien plus tard, pendant la 19ème Dynastie soit plus de 1000 ans après la fin des constructions. L'écriture de la thora débute au "7e siècle avant notre ère". A vous d'en conclure...

La traduction des hiéroglyphes à permis d'expliquer les conditions de travail, le respect de l'être humain et l'importance des différentes constructions sacrées. Des textes décrivent la formation des élites ingénieurs, astronomes, mathématiciens, géomètres assistés dans leur travail par des ouvriers qualifiés (peintres, tailleurs de pierre, sculpteurs, maçons, artisans, etc..) et venaient s'y ajouter des paysans désirant apporter leurs services pour l'avancée des travaux. La construction des monuments (pyramides, statues, temples, tombeaux funéraires, etc.) qui avait souvent lieu la plupart du temps lors des périodes d'inondations et de germinations (période d'inactivité d'une grande partie des paysans) était pour les noirs égyptiens un acte d'offrande, de reconnaissance éternelle fait aux Dieux afin de les remercier du don de la vie et de toutes les bonnes choses dont ils avaient couvert l'Égypte. L'unité culturelle qui existait en Égypte Antique faisait que le travail était réalisé avec fierté, dévotion et amour envers les Dieux et le Pharaon.

Il existait déjà en Égypte antique noire des textes protégeant les travailleurs . Les Pharaons mettaient un point d'honneur à valoriser le travail fait de bonne volonté, c'est ainsi que le pharaon noir Mykérinos fit mettre sur son tombeau l'inscription suivante : "Sa Majesté veut qu'aucun homme ne soit pris au travail forcé, mais que chacun travaille à sa satisfaction". Le pharaon Ramsès II qui est à l'origine de nombreuses constructions confirme ces faits en ces termes: "Oh ! Travailleurs choisis et vaillants ! Oh ! Vous les bons combattants qui ignorez la fatigue, qui exécutez les travaux avec fermeté et efficacité. Je ne vous ménagerai pas mes bienfaits, les aliments vous inonderont. Je pourvoirai à vos besoins de toutes les façons, ainsi vous travaillerez pour moi d'un coeur aimant. Je suis le défenseur de votre métier. Votre nourriture sera très copieuse, car je connais votre travail véritablement pénible, pour lequel le travailleur ne peut exulter que lorsque son ventre est plein. J'ai aussi mis en place un nombreux personnel pour subvenir à vos besoins : des pêcheurs vous apporteront des poissons, d'autres, des jardiniers feront pousser des légumes, des potiers travailleront au tour afin de fabriquer de nombreuses cruches, ainsi pour vous, l'eau sera fraîche à la saison d'été".

Comme nous le confirme l'égyptologue Théophile Obenga, les ouvriers recevaient une rémunération en échange de leurs travaux :"Soustraits de la production des biens alimentaires, ces ouvriers recevaient de la part de l'administration pharaonique, quotidiennement pour se nourrir du pain, de la bière, du poisson, des dattes et des légumes et à l'occasion de fêtes particulières, de la viande. L'eau potable leur était également fournie chaque jour. Ils étaient ravitaillés aussi en vêtements et en sandales. Chaque artisan recevait un salaire déterminé sous forme de céréales, parfois aussi en métal précieux. La paie, assurée par le Trésor Royal, avait lieu au début du mois, par anticipation. Les céréales faisaient office de monnaie"

Des fouilles réalisées en 1987 ont permis de mettre à jour les tombes de centaines d'ouvriers noirs Égyptiens qui ont participé à la construction des pyramides de Khéops à Gizeh. Les archéologues Zahi Hawass et Mar Lehner affirment que : "Les pyramides ont été édifiées par des citoyens égyptiens ordinaires, dont certains étaient enrôlés par roulement d'autres engagés à plein temps". Ceux-ci étaient grassement payés pour leur labeur. Le décompte des salaires des ouvriers ayant construit la Vallée des Rois (contremaîtres, carriers, tailleurs de pierre, charpentiers, sculpteur, peintres et manoeuvres) est encore là pour confirmer notre propos : "Salaire pour le 2ème mois de l'été : le contremaître 7 sacs; le scribe 7 sacs ; chacun des 17 ouvriers 5 sacs; soit 93 sacs; les deux jeunes chacun 2 sacs, soit 4 sacs; le gardien 4 sacs; les servantes (ensemble) 3 sacs, le potier 1 sac; le médecin 1 sac ".

Sur le tombeau funéraire du prêtre Kai on pouvait lire : " Je les ai payés (parlant des ouvriers) en bière et en pain et leur ai fait jurer qu'ils étaient satisfaits."

Les étrangers qui étaient amenés à travailler en Égypte avaient le même traitement que les ouvriers égyptiens, ils étaient tous payés pour le labeur fourni.

Sous le règne du pharaon Ramsès III, des ouvriers qui estimaient que leur travail n'était pas reconnu à sa juste valeur se mirent en grève, et des textes racontent, que le pharaon a écouté et accédé à la demande des ouvriers qu'il jugea justifiée. Comme nous le savons, un esclave ne peut jouir d'un tel privilège.

Il faut dire qu'aucun chercheur, archéologue n'a jamais trouvé un quelconque document relatant la présence d'esclaves en Égypte antique. Certains ont bien essayé de faire l'amalgame entre prisonniers de guerre, serviteurs, les désignant comme des esclaves. Or nous savons que ces hommes étaient tous libres, payés et bien traités. Cette évidence est confirmée par le fait qu'il n'existe aucun mot dans le langage égyptien antique signifiant "esclave".

Si, pendant longtemps la Bible a été une référence historique pour bien des chercheurs, beaucoup s'accordent aujourd'hui pour dire qu'il y a un doute sérieux sur la véracité des récits concernant la présence des Hébreux en Égypte.

L'égyptologue Robert-Jacques confirme que : "Contrairement aux idées reçues et répandues depuis des siècles, l'Égypte pharaonique n'a pas utilisé d'esclaves pour la construction de ses temples ou des monuments destinés à ses rois"

Il trouve appui auprès de ses collègues Zahi Hawass et Mark Lehner, qui vont dans le même sens en affirmant que: "Contrairement aux idées reçues, encore relayées par certains guides récents, les pyramides n'ont pas été construites par des esclaves ou des étrangers".

Il est dommage que la bible ne reconnaisse pas le formidable savoir qu'a acquis le peuple hébreu aux contacts des noirs Égyptiens dans biens des domaines (spirituel, intellectuel, constructions d'édifices, savoir-vivre, etc.) cela a quand même permis à ce peuple nomade de construire des palais à Canaan....

Rendons la vérité...

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